Séminaires

Séminaires 2018 / 2019 



 Séminaires 2017 / 2018 


Séminaire du 26 mai 2018
La salle hypostyle de Karnak, 2e partie
Par Marie-Françoise Vauthier, élève de Nadine Guilhou


      Nouveau séminaire sur les Fêtes religieuses égyptiennes :         

  Inscriptions pour la 1ère séance le mardi 13 mars 2018 à 17h30  







  Attention la 2ème  séance consacrée à la salle hypostyle de Karnak  
  par Marie-Françoise VAUTHIER est reportée du 22 avril au samedi 26 mai 2018
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 2016 / 2017 









Séminaire d’égyptologie
    Samedi 2 avril 2016 
à la Maison de la Vie Associative de Béziers           

par Marie-Christine Lavier, Docteur en Égyptologie

À la recherche des matériaux précieux
dans l’Égypte pharaonique


Les besoins d’une civilisation aussi avancée que l’était en son temps celle de l’Egypte ancienne, la pratique de sa religion et celle de ses rites funéraires ont toujours exigé l’emploi de matières précieuses, bois et minéraux rares, or, cuivre, pierres fines, résines odoriférantes, autant de produits dont la vallée du Nil était totalement dépourvue.

Dès l’époque prédynastique, certains d’entre eux y parvenaient déjà par le biais du commerce dont les voies se mettaient en place, avec l’Afrique en particulier. A la suite de l’unification du Double-Pays organisant un état centralisé sous l’autorité d’un roi unique, dont  la suprématie fut renforcée pendant les périodes dites des « Empires », l’Egypte connut rapidement un besoin toujours accru en matériaux et en matières précieuses, et s’est avérée en être une grande consommatrice. 

Le commerce international n’étant pas toujours fiable en raison des aléas politiques, les Egyptiens comprirent dès le tout début de l’Ancien Empire qu’il fallait aller quérir par eux-mêmes ces produits si nécessaires dans des contrées parfois désertiques, difficiles d’accès, voire lointaines. C’est ainsi qu’ils devinrent d’habiles prospecteurs, et qu’ils acquirent, pour certains, des compétences d’explorateurs ayant une parfaite connaissance du terrain, des populations et des produits des pays concernés, tout en étant en mesure d’organiser et de diriger une expédition.



Le séminaire porte sur les relations commerciales entretenues par les Egyptiens et sur l’exploitation qu’ils firent de toutes les ressources naturelles qu’ils purent trouver au sud, à l’est, au nord-est , à l’extérieur de leur vallée du Nil, parfois dans un environnement relativement proche, le plus souvent dans des régions éloignées et peu accueillantes. Chacune des trois séances concernera une aire géographique, avec les produits et les ressources qui lui sont spécifiques et les moyens utilisés par les Egyptiens pour les exploiter et les ramener chez eux.

Bien que peu traité en synthèse, le sujet est pourtant d’importance car on ne saurait assez dire que la puissance économique de l’Egypte pharaonique à certaines époques et la fabuleuse richesse du Nouvel Empire qui nous fascine tant, proviennent en très grande partie de l’exploitation de ces ressources situées en territoire étranger, parmi lesquelles l’or tenait la première place.

07/11/2015 : I. Vers le grand sud : la Nubie et le Pays de Pount.
02/04/2016 : II. Vers l’est : Montagnes et ouadis du désert de l’est, ports sur la Mer Rouge.
28/05/2016 : III. Vers le nord-est : Sinaï et ses déserts septentrionaux, et  côte méditerranéenne.

Tarifs : 20€ chaque séance + 20€ d’’adhésion à l’association


Pratiques funéraires "hors normes"

en Égypte Prédynastique

 Par M. Ian Gonzalez, doctorant ASM - UMR5140, archéologie funéraire à l'Université Paul Valéry,  Montpellier  3, spécialisé en  archéothanatologie

"Les travaux sur L'Égypte prédynastique ont connu un très sérieux développement depuis quelques décennies, et ne sont plus délaissés comme cela était le cas il y a quelques années. Ainsi, les chercheurs ont pu intensifier la Recherche concernant le monde funéraire. On a pu établir que celui-ci se caractérise par une multiplicité des pratiques funéraires qui sont toujours mal connues, mais qui pourraient être à la base des croyances de la période dynastique. Parmi cette multiplicité de gestes funéraires, ils en existent qui sont très mal connus, car les chercheurs n'ont pas pu trouver de thèse convaincante pour les expliquer. Ainsi, que ce soit dans des sites comme Adaïma, ou Hiérakonpolis, à côté de sépultures normées, il existe des pratiques hors norme, telles que des démembrements, des marques vertébrales, des réductions de cadavre, etc. Celles-ci ont pu être théorisées par une pléthore d'arguments plus ou moins recevables, et aucune thèse ne s'impose pour tenter d'expliquer ce genre de pratiques"